Circularité — entièreté en régime non-tempéré (Q1-exotique, voie de clôture totale)

Note annexée à q1-exotique-closure.md §3.1. Issue de la tentative de fermer le résidu (a′) — croissance surpolynomiale — par la dualité indicateur ↔︎ support de Fourier–Borel.

Symptôme

Le Théorème B clôt le cas tempéré (croissance \(\le\) polynomiale sur \(\mathbb{R}^d\)) par : spectre confiné à \(\{\|\xi\| \le R\}\) + \(\Gamma\) produit du contenu à \(2R\)\(R = 0\) ⇒ polynôme. La généralisation naturelle au résidu (a′) voudrait remplacer le rayon spectral réel \(R\) par le diagramme indicateur complexe \(K_\varphi \subset \mathbb{C}^d\) (support de la transformée de Fourier–Borel de la fonction entière \(\varphi\)), et conclure de même par \(K_{\Gamma(\varphi,\varphi)} \subseteq K_\varphi + K_\varphi\).

Pour cela il faut d'abord savoir que \(\varphi\) est entière sur \(\mathbb{C}^d\) de type exponentiel (sinon le diagramme indicateur n'est pas compact et la tour \(\{2^n\zeta^\star\}\) ne donne pas de contradiction).

La boucle

  1. Le Théorème A donne : \(\varphi\) réel-analytique (solution d'un \(P(\Delta)\varphi = 0\) elliptique).
  2. On voudrait : \(\varphi\) se prolonge en une fonction entière de type exponentiel sur \(\mathbb{C}^d\).
  3. En régime tempéré, (2) est gratuit (Paley–Wiener–Schwartz, Lemme B.1). Mais le résidu (a′) est précisément le cas non-tempéré (croissance surpolynomiale) — où Paley–Wiener–Schwartz ne s'applique pas.
  4. Le principe fondamental d'Ehrenpreis–Palamodov représente toute solution de \(P(\Delta)\varphi = 0\) sur le convexe \(\mathbb{R}^d\) comme intégrale de solutions exponentielles \(e^{\zeta\cdot x}\) sur la variété caractéristique \(\{\zeta\cdot\zeta = \lambda_j\}\). Chacune est entière ; mais la convergence de la représentation vers une fonction entière en \(x\) sur tout \(\mathbb{C}^d\) (et non seulement réel-analytique sur \(\mathbb{R}^d\)) requiert un contrôle de croissance de la mesure de Palamodov — contrôle qui, pour une \(\varphi\) à croissance surpolynomiale arbitraire, n'est pas automatique.

La circularité douce : pour borner le diagramme indicateur (et donc la croissance), on veut l'entièreté ; pour l'entièreté via Ehrenpreis, on veut un contrôle de croissance. Les deux s'appellent mutuellement.

Analyse — pourquoi ce n'est pas une vraie impasse

Contrairement à la circularité Q1a (qui était une tautologie masquée), celle-ci est une dépendance technique, pas logique :

Contournement effectif (partiel, déjà en place)

Plutôt que forcer l'entièreté en général, le livrable §3 réduit (a′) par trois leviers indépendants qui n'ont pas besoin de l'entièreté :

  1. Thm 2 (semigroupe d'exposants) : tue toute forme exp-polynomiale.
  2. Prop 5 (classe de croissance) : tue « polynôme + correction surpolynomiale ».
  3. Q1b (intégrabilité) : tue toute \(\varphi\) surpolynomiale non bornée inférieurement (la famille n'existe pas, \(Z_\theta = \infty\)).

Le résidu après ces trois leviers (oscillant, borné inférieurement, surpolynomial, non exp-polynomial) est sans candidat explicite connu.

Statut

Circularité technique, neutralisée pour l'usage courant :

Cette note sera close si l'un des deux se produit : (i) rédaction du théorème d'entièreté (solutions globales surpolynomiales d'elliptiques à coefficients constants ⇒ entières de type exponentiel), débloquant la voie indicateur ; ou (ii) preuve que (a′) est vide par un argument d'intégrabilité Q1b renforcé.